Apparemment, les conseillers fédéraux Cassis et Parmelin envisagent de réduire de 100 millions de francs supplémentaires le budget de la CI. Ces coupes sont désastreuses dans le contexte actuel, marqué par de multiples crises et guerres. Il est particulièrement choquant qu’une personne manifestement étrangère à ces questions – l'ancien collègue du conseiller fédéral Cassis et ancien PDG d'Helsana, Daniel Schmutz – ait posé les bases de ces coupes budgétaires.

Conformément à la Constitution (art. 54) et à la loi fédérale sur la coopération internationale, la Confédération a pour mandat de contribuer à soulager la détresse et la pauvreté dans le monde et de soutenir en priorité les pays, les régions et les groupes de population les plus pauvres. L’accent mis davantage sur la prévention des migrations va diamétralement à l’encontre de ce mandat constitutionnel. 

À l’avenir, l’aide humanitaire d’urgence à court terme devrait représenter près de la moitié du budget de la CI. Les besoins humanitaires sont incontestables, mais renforcer l’aide humanitaire au détriment de la coopération au développement à long terme revient à renforcer les pompiers au détriment de la prévention des incendies.

Alliance Sud demande donc une orientation claire de la coopération internationale vers son mandat constitutionnel, et donc vers les besoins des plus pauvres et des plus vulnérables, ainsi que la reconnaissance de la CI comme un pilier clé de la politique extérieure et de sécurité de la Suisse.

Pour de plus amples informations :

Andreas Missbach, directeur d’Alliance Sud, tél. 031 390 93 30, email hidden; JavaScript is required

Kristina Lanz, experte en coopération internationale chez Alliance Sud, tél. 031 390 93 40, email hidden; JavaScript is required