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12 587 producteurs·trices et transformateurs·trices de manioc, de riz et d’huile de palme ont augmenté leurs revenus d’au moins 20 % l’année dernière grâce à un meilleur accès aux marchés formels. Cette croissance s’explique par l’introduction de six nouveaux modèles commerciaux d’agrégateurs. Onze entrepreneurs·euses ont de plus créé des entreprises facilitant la transformation des produits agricoles. En collaboration avec des conseillers·ères agricoles de l’État, des champs-écoles ont été mis à disposition afin de permettre à des représentant·es de coopératives dans les filières du manioc, du riz et de l’huile de palme de bénéficier d’une formation pratique sur les techniques de culture et de transformation. De nouvelles variétés de manioc et de nouveaux procédés y ont également été testés. Ceux-ci s’adaptent plus facilement aux variations climatiques et sont diffusés par les conseillers·ères d'État au-delà de la région du projet. Les représentant·es ont formé à leur tour les membres de leurs coopératives. Au total, 9 881 membres ont ainsi appris les bonnes pratiques, les normes et les standards relatifs à chaque produit et ont bénéficié d’un soutien régulier de la part des conseillers·ères de l’État.
Au Salvador et au Honduras, grâce à nos projets, des travailleurs·euses ont pu récupérer 3,77 millions de dollars de salaires impayés et d’indemnités. Rien que dans le secteur textile, où les conditions de travail sont particulièrement précaires, des travailleurs·euses ont obtenu environ 1,65 million de dollars grâce au soutien de nos organisations partenaires. Au Salvador, notre organisation partenaire, le CEDM, en collaboration avec la fédération syndicale FEASIES, a obtenu une augmentation du salaire minimum de 12 % et a négocié 1,48 million de dollars pour plus de 1 491 employé·es d’usines, appelées « maquilas ». Parallèlement, une nouvelle section syndicale a été créée dans une usine du fabricant de la marque The North Face, regroupant 340 travailleurs·euses. Cela illustre l’importance de la syndicalisation dans un environnement de plus en plus répressif.
Au Honduras, notre organisation partenaire CODEMUH a permis à 12 travailleuses de récupérer 170 136 dollars qui leur étaient dus. De plus, cinq agents d’exécution du ministère public financés par le projet ont veillé à ce que 1 028 travailleurs·euses reçoivent 2,07 millions de dollars. Sans le projet, beaucoup de ces jugements n’auraient pas été exécutés. Au-delà des remboursements concrets, le programme renforce les structures qui permettent de faire respecter les droits du travail sur le long terme : du conseil juridique à l’exécution des jugements en passant par la représentation en justice.